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  • : Blotti entre la vallée de l'Oise, le plateau Valois et le domaine de Chantilly, le pays d'Halatte est une contrée riche d'un patrimoine Historique et Forestier de près de 2000 ans. Nombre de villes et villages, de châteaux et monuments se sont développés autour de la forêt royale. Ce blog vous invite à découvrir cet endroit, moins exposé médiatiquement que les grandes régions touristiques, qui j'espère retiendra votre curiosité et votre intérêt...
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Mardi 7 avril 2009
En ces premiers jours du printemps, réchauffé par les rayons du soleil, il est bon de passer faire un petit bonjour à notre chère forêt voisine, la Forêt d'Halatte.



Carte de la forêt à la fin du XVIIIe siècle

La Forêt d'Halatte, 4300 hectares, est comprise entre les vallées de l'Oise au nord, de l'Aunette et de la Nonette au sud, les communes de Verneuil en Halatte à l'Ouest et de Villeneuve sur Verberie à l'Est. Les points culminants sont la butte Saint Christophe (185m) et le mont Pagnotte (220m).
Le mont Pagnotte

La forêt d'Halatte apparaît dans les archives, pour la première fois, en 1165 et prendra son nom definitif, dérivé sans doute du mont Alta (140m), un de ses trois sommets, à la fin du XIIè siècle. Elle est, essentiellement, constituée au nord de Hêtres et au sud de Chênes et de Tilleuls.



Chêne Andreau

Hauteur : 27m
Diametre base : 130cm
Age présumé : 200ans






La forêt est d'abord un terrain de chasse royal (jusqu'à la Révolution), les routes, les poteaux et croix (comme celui du Grand Maitre) en attestent. Le massif a compté, également, d'autres propriétaires, notamment ecclésiastiques. Le plus gros était l'évéché de Senlis, Philippe Auguste lui avait attribué plus de 1500 arpents (XIIIe siècle), le prieuré de Saint-Christophe reçoit, vers 1068, plus de 900 arpents.




En 1790, les bois tenus par les religieux sont confisqués et deviennent bien national. Halatte devient une forêt domaniale.
Halatte fait partie du massif des trois forêts (avec Chantilly et Ermenonville).

Par Pat en Pays d'Halatte - Publié dans : Nature - Communauté : Balades régionales.
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Vendredi 20 mars 2009
(et son Enceinte Gallo-Romaine)

Senlis, surnommée "Ville Royale", est située au centre du massif des trois forêts (Ermenonville, Chantilly et Halatte) et bâtie près du confluent de l'Aunette et de la Nonette.

Gravure de Senlis, datant de 1638

Dès l'époque Gallo-Romaine, la ville profite d'un important noeud routier, à proximité des axes Meaux-Beauvais et Pontoise-Reims, pour se développer.


Quelques années avant le début de notre Ere, sous le règne d'Auguste, emerge une bourgade Gallo-Romaine, Augustomagus (le marché d'Auguste) dans le territoire des Silvanectes. De cette époque, il reste les Arènes d'une capacité de 8000 à 11000 personnes.





Avec les invasions barbares du IIIè siècle, la ville est ravagée et celle-ci doit se doter d'une enceinte fortifiée, le Castrum. Cette muraille, de forme elliptique de 800m environ pour 7m de hauteur, est construite à partir de blocs de récupération de bâtiments civils et religieux et flanquée de 30 tours de défense. Silvanecte devient une place militaire importante.

Ces remparts, appelés autrefois "mur des Sarrazins" (defense contre les envahisseurs du nord) sont assez bien conservés sur une petite partie. Un grand nombre de Tours ont, par contre soufferts, détruites, transformées ou enfouies dans les maisons.


Plan du centre de Senlis, datant de 1811,
et son enceinte Gallo-Romaine

Enceinte Gallo-Romaine, et la Tour de la salle des Gardes, vus du Jardin du Roy



Cette solide fortification n'a jamais été prise, resiste aux raids des vickings au IXe siècle et au siège des Germains vers 946, et restera en service jusqu'au XIIe siècle. Une deuxième ceinture de rempart sera édifiée au XIIIe siècle...

Vers 853, sous Charles le Chauve, la cité prend le nom de Senlis. En mai 987, Hugues Capet est élu dans le Château Royal, par ses barons par acclamation, Roi des Francs.




Fausse Porte ou passage Sainte-Bathilde, amenant vers la rue de la Chancellerie (dans le Castrum).





La Porte Saint-Rieul, rue de Villevert, delimitant le Rempart

















Sur le point le plus haut de la ville, et appuyé sur la muraille Gallo-Romaine, a d'abord existé un Palais Mérovingien. Sous Louis VI le Gros, le Palais est detruit et  vers 1130, un Château est reconstruit. Fin XVIe siècle, malheureusement, les bâtiments se dégradent faute d'entretien. Le château est vendu comme bien national en 1793, la ville rachète les ruines en 1956 à la famille Turquet de la Boiserie.


Par Pat en Pays d'Halatte - Publié dans : Villes et Villages - Communauté : Un petit coin de France
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Mercredi 11 mars 2009
Aquarelle de Guillaume le Baube


Villeneuve sur Verberie, vue de la route de Raray (D100)

Guillaume le Baube, né en 1958, est un artiste peintre (voir son Site) qui vit actuellement à Senlis.



Par Pat en Pays d'Halatte - Publié dans : Nature - Communauté : un p'tit coin de paradis
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Vendredi 6 mars 2009
A trois kilomètres environ de Senlis, se dresse le village de Montlévêque, sur les bord de la Nonette.



Situé dans un parc, traversé par la Nonette qui alimente un étang, l'ancien château des évêques de Senlis appartient depuis le XIXe siècle à la famille de Pontalba. Suite à ses transformations au XIXe siècle, il se présente comme un magnifique exemple de style Troubadour. Cantonné de quatre hautes tourelles coiffés de toits en poivrière, le corps de logis comprend trois étages surmontés de hauts combles d'ardoise percés de grandes lucarnes.



Au XVIIe et XVIIIe siècles a été ajoutée, coté gauche, une longue aile de deux étages, plus basse et de style classique. A l'extrème gauche, on peut distinguer une Chapelle, réalisé avec l'ancien jubé du couvent des Carmes de Metz, récupéré par Alexandre Lenoir au musée des monuments Français et donné à Josephine pour construire une chapelle à son château de La Malmaison. Resté en caisses, il est vendu à la mort de l'épouse de Napoléon et remonté à Mont-l'Evèque.



Par Pat en Pays d'Halatte - Publié dans : Châteaux & Monuments - Communauté : Balades régionales.
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Dimanche 1 mars 2009
L'origine du Pigeonnier, ou du Colombier, remonte à un passé lointain, sans que l'on puisse fournir clairement une date ou un lieu précisant sa première apparition. On le retrouve cependant en Egypte comme sur le pourtour oriental de la Meditérrannée, dès la plus haute antiquité, avant qu'il ne gagne l'Europe occidentale.

Dans le dictionnaire du Cutivateur, un Colombier est un petit batiment pratiqué pour avoir des Pigeons. Il y en a de carrés et de ronds. Celui-ci doit être éloigné autant qu'on peut du manoir principal et placé à quelque coin de basse-cour, garni de boulins (ou nids) depuis le rez-de-chaussée jusqu'au sommet. Les vrais Colombiers sont faits en forme de tour et détachés des autres batiments, les Pigeonniers sont plutôt élevés sur quatre piliers ou bâtis sur les maisons mêmes ou sur les granges.

Il en existe un certain nombre dans l'Oise, plus ou moins bien conservés, et en particulier dans notre Pays d'Halatte.



Le Colombier du Château d'Aramont de Verberie
:
Petit Colombier octogonal du XIXè siècle, au milieu de la cour, est constitué d'un soubassement en pierre puis d'un ensemble à deux niveaux séparés par un larmier. Les ouvertures sont diverses, soupiraux, fenêtres d'envol, fausse porte. Le second niveau est percé de deux fenêtres d'envol superposées et d'une autre en demi-ceintre.





Le Colombier du Château de Roberval
:

Grand Colombier octogonal, bâti en moellons et pierres avec chaines d'angles harpées, et accolé au mur d'enceinte. Un larmier fait le tour du Colombier à mi-hauteur. La toiture de tuiles est terminée par un lanternon en Ardoise et flanquée de deux lucarnes. A l'intérieur, 1200 boulins de briques s'alignent le long des murs.






Le Colombier de la Ferme du Château de Raray
:
Colombier en forme de tour ronde, bâti en moellons avec quatre chaines harpées et couvert d'une toiture en poivrière de tuiles. Une porte à cintre surbaissé, à laquelle on accède par quatre marches, permet d'entrer ou un escalier mène à l'étage. Sont présentes deux fenêtres d'envol. 600 boulins en torchis s'alignent le longs des murs.




Le Colombier de la ferme des moutons blancs à Fleurines
:

De plan octogonal, le Colombier est isolé au centre de la cour. Il fait partie de l'ancienne ferme du prieuré St Christophe, prieuré Benediction dépendant de la Charité sur Loire, puis au XVIIIè siècle de Saint Medard de Soissons. Le corps du Colombier est monté en moellons de différentes tailles. La toiture à huit pans est faite de tuiles plates. La lucarne d'envol a été transformée en fenêtre. Le colombier n'a plus de boulins.





Le Colombier de la ferme de Montmartre à Barbery
:
Grosse tour seigneuriale circulaire en moellons assisés. Une lucarne d'envol se trouve dans la toiture en poivrière de tuiles plates et à l'opposé une fenêtre avec plage d'envol. Plus de 2000 boulins carrés en pierre couvrent l'intérieur depuis le sol.












Bien d'autres Colombiers, tout aussi intéréssants, sont également présents, certains bâtis en Colombier-Porche (Chamant) ou transformés en habitation ( Villeneuve sur Verberie ).

Colombier-Porche de Balagny sur Aunette (Chamant)
















Pigeonnier de Villeneuve sur Verberie






Le Parc Naturel Regional Oise-Pays de France a apporté son soutien financier, en 2006, à la restauration de Pigeonniers-Colombiers dans l'Oise.





Par Pat en Pays d'Halatte - Publié dans : Châteaux & Monuments - Communauté : Vieilles Pierres
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